En deça des mots, Libres cahiers pour la psychanalyse

 

Auteurs du livre :
Catherine Chabert
Jean-Claude Rolland


Revue : n°21 octobre 2013

Auteur de l'article : Petra Palermiti


Ce numéro des “Libres cahiers”d’une grande diversité de contributions, explore les voies par lesquelles langage et parole viennent au psychisme.

Dans le titre, l’expression “en deçà” (des mots) fait penser à “au-delà” (du principe de plaisir), donc à la deuxième topique freudienne.

La deuxième topique nous permet de poser un nouveau regard sur les deux textes de la première topique dont est inspiré explicitement ce numéro des “Libres Cahiers”:

- Sigmund Freud (1917), Leçons d’introduction à la psychanalyse, OCF/P, XIV, Puf (“Les opérations manquées” et “Le rêve”); SE, XVI; GW, XI.

- Sigmund Freud (1910), “Du sens opposé des mots originaires”, OCF/P, X, Puf; SE,XI; GW,VIII.

Mais ce “Libre Cahier”, faut-il le lire à l’endroit ou à l’envers?

Commençant par le début de la revue psychanalytique, on découvre l’extraordinaire richesse des différents articles écrits par des psychanalystes, mais aussi, ce qui est plus surprenant, par des personnes venant d’autres disciplines: Annie Mavrakis, Docteur en esthétique et essayiste, par Catherine Goffaux-H., bibliothécaire et correctrice et par Mireille Gansel, écrivain et traductrice.

Dans ce sens de lecture, l’ensemble des articles nous offre une promenade libre et variée dans le paysage des réflexions sur le langage et la parole.

Cette promenade fait penser aux “Leçons d”introduction à la psychanalyse” s’adressant à un public non spécialisé. Elle nous rappelle que la psychanalyse est bâtie sur les expériences de tout un chacun, qu’elle est une affaire clinique.

Commençant par la fin du “Cahier”, le lecteur s’aperçoit de la cohérence du choix des articles. On retrouve le questionnement de la psychanalyse contemporaine confrontée aux patients “en deçà” de la névrose.

Dans l’article de 1910 “Le sens opposé des mots originaires”, Freud s’est intéressé à un texte de Karl Abel. Certaines des réflexions d’Abel n’ont pas été confirmées ultérieurement par la philologie. Pourtant la pensée de Freud est toujours d’actualité car Freud s’intéresse au son et au sens de la parole et ceci pour mieux comprendre le langage du rêve.

 

C’est l’étude du travail du rêve et de son langage et la deuxième topique freudienne qui nous donnent un accès au fonctionnement psychique de l”‘en deçà des mots”.

La deuxième topique donnera une nouvelle cohérence métapsychologique à ces deux textes appartenant à la première.

 

Sorry, the comment form is closed at this time.

   

Société Psychanalytique de Paris
21 rue Daviel – 75013 Paris
E-mail : spp@spp.asso.fr
Tél. : 01 43 29 66 70

© 2013 Société Psychanalytique de Paris
Responsable de la publication : Vassilis Kapsambelis
Directeur de publication : Denys Ribas